Le point de départ : le Smic horaire en vigueur
Service-public.fr indique un Smic horaire brut de 12,31 €, soit 1 867,02 € bruts par mois pour 35 heures par semaine, et un montant net donné à titre indicatif de 9,74 € de l'heure. Ce montant résulte de la revalorisation automatique intervenue au 1er juin 2026 (arrêté du 22 mai 2026), à laquelle l'Urssaf fait référence dans ses formules de calcul pour 2026.
Le Smic est un plancher. Si la convention collective applicable à votre entreprise prévoit un salaire minimum conventionnel supérieur pour le poste, c'est ce minimum qui s'applique. Vérifiez donc la grille de votre branche avant tout calcul.
La durée minimale : 24 heures par semaine, sauf exceptions
Le Code du travail fixe une durée minimale pour le temps partiel (articles L3123-7, L3123-19 et L3123-27). En l'absence de dispositions conventionnelles, elle est de 24 heures par semaine, ou l'équivalent mensuel, soit 104 heures. Une convention ou un accord de branche étendu peut prévoir une durée inférieure.
Des dérogations existent, notamment : contrat de 7 jours au plus, remplacement d'un salarié absent, demande écrite et motivée du salarié pour contraintes personnelles ou pour cumuler plusieurs activités, étudiant de moins de 26 ans. Service-public.fr précise que l'employeur n'est pas obligé d'accepter la demande d'un salarié ; pour l'étudiant de moins de 26 ans, en revanche, le Code du travail (article L3123-7) prévoit que la durée inférieure est fixée de droit, à sa demande. En pratique, un poste de « deux heures le matin » ne se monte pas sans une base conventionnelle ou une demande du salarié.
Au-delà de la durée prévue, les heures complémentaires sont limitées à un dixième de la durée du contrat (un tiers si un accord le permet) et, à défaut d'accord fixant un autre taux, majorées de 10 % dans la limite du dixième et de 25 % au-delà.
Calculer le salaire brut mensuel
Pour un contrat de 24 heures hebdomadaires payé au Smic, le calcul de base est simple : 104 heures par mois multipliées par 12,31 €, soit 1 280,24 € bruts par mois. Ajoutez, le cas échéant, les primes prévues par la convention collective et les heures complémentaires.
Ce montant est le salaire brut, pas le coût pour l'entreprise. C'est sur lui que se calculent les cotisations patronales.
Ajouter les cotisations patronales : la méthode
En 2026, la réduction générale des cotisations patronales prend la forme de la réduction générale dégressive unique (RGDU). Selon l'Urssaf, elle s'applique aux rémunérations inférieures à 3 Smic (valeur au 1er janvier 2026), soit 2,9293 Smic (valeur au 1er juin 2026) : la revalorisation de juin ne relève donc pas ce plafond, et s'impute notamment sur les cotisations patronales d'assurances sociales, de vieillesse, d'allocations familiales, d'assurance chômage, de retraite complémentaire, la part mutualisée des accidents du travail, la contribution solidarité autonomie et le Fnal. La valeur du Smic utilisée dans la formule est ajustée pour tenir compte du temps partiel.
Plutôt que de recalculer ces taux à la main, utilisez le simulateur officiel de l'Urssaf sur mon-entreprise.urssaf.fr. Il intègre les mises à jour de 2026, y compris la RGDU, mais ne prend pas en compte les conventions collectives ni les aides spécifiques, et ses résultats restent indicatifs. Votre expert-comptable ou votre gestionnaire de paie confirmera le montant exact.
Ajoutez la complémentaire santé collective : selon Entreprendre Service Public, la participation de l'employeur doit être au moins égale à 50 % de la cotisation. La même fiche mentionne des cas de dispense d'adhésion, dont certains salariés à temps partiel.
Les coûts indirects qu'on oublie
Un salarié à temps partiel acquiert, comme un salarié à temps plein, 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables pour une année complète. Pendant ces cinq semaines, et pendant les arrêts maladie, le téléphone n'est pas tenu, sauf à organiser un remplacement.
S'y ajoutent le temps de recrutement et de formation, le poste de travail, la gestion de la paie et le fait qu'un contrat de 24 heures ne couvre qu'une partie de vos heures d'ouverture. Les appels qui arrivent en dehors de ces heures restent sans réponse.
Partir du besoin réel avant de chiffrer
Une secrétaire fait rarement que répondre au téléphone : accueil physique, courrier, facturation, relances. Listez ces tâches et le volume d'appels réel, par heure et par jour, avant de comparer des solutions. Alyas répond au téléphone 24 h/24 à partir des informations que vous lui fournissez, recueille les coordonnées des appelants et dépose une transcription et un résumé de chaque appel dans votre espace client. Son essai gratuit de dix jours, sans carte bancaire, peut servir à mesurer le volume et la nature des appels avant de décider.
Questions fréquentes
Quel est le Smic horaire brut au 1er octobre 2026 ?
12,31 € bruts de l'heure, selon service-public.fr, soit 1 867,02 € bruts par mois pour un temps plein de 35 heures. Ce montant est en vigueur depuis la revalorisation du 1er juin 2026 (arrêté du 22 mai 2026).
Peut-on embaucher une secrétaire moins de 24 heures par semaine ?
Oui si un accord de branche étendu le prévoit, ou dans certains cas de dérogation, notamment : contrat de 7 jours au plus, remplacement d'un salarié absent, demande écrite et motivée du salarié (contraintes personnelles, cumul d'activités), que l'employeur peut refuser, ou étudiant de moins de 26 ans, pour qui la durée inférieure est de droit à sa demande.
Comment estimer le coût employeur exact ?
En partant du salaire brut et en utilisant le simulateur de l'Urssaf sur mon-entreprise.urssaf.fr, qui intègre la réduction générale dégressive unique de 2026, puis en ajoutant la mutuelle, les absences et les coûts de recrutement.
